Entreprise individuelle, EURL, SARL, SASU, SAS, SA, société en nom collectif, société en commandite simple ou société civile professionnelle : la forme juridique choisie au départ détermine la façon dont l’entreprise est dirigée, la protection du patrimoine personnel, le régime social du dirigeant et la fiscalité des bénéfices. Cette rubrique compare ces formes une à une, avec leurs avantages et leurs contraintes.
Quelques repères reviennent dans chaque comparaison. Dans une société à responsabilité limitée ou par actions, les associés ne répondent en principe des dettes qu’à hauteur de leurs apports ; dans une société en nom collectif, ils en répondent indéfiniment et solidairement. Le gérant majoritaire d’une SARL relève du régime des travailleurs non salariés, alors que le président d’une SAS est assimilé salarié, ce qui change le coût et l’étendue de sa protection sociale. Depuis la loi du 14 février 2022, l’entrepreneur individuel bénéficie par ailleurs d’une séparation automatique entre son patrimoine professionnel et son patrimoine personnel. La SAS laisse une grande liberté dans la rédaction des statuts, quand la SARL suit un cadre plus précis fixé par le Code de commerce, ce qui rassure souvent les petites structures familiales.
Les articles abordent aussi le passage d’une forme à l’autre : transformer une entreprise individuelle en société, accueillir un associé, préparer une croissance ou une levée de fonds. Un tableau comparatif ne suffit pas toujours, car le mode d’imposition choisi, impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés, pèse aussi lourd que la forme elle-même. Le bon choix dépend du projet, du nombre d’associés et des revenus attendus : ces comparaisons donnent des repères généraux, qu’un avocat ou un expert-comptable pourra confronter à votre cas.